Déclaration de M. Nicolas SARKOZY
Président de l’Union pour un Mouvement Populaire
Résultats du référendum du dimanche 29 mai 2005
Le référendum, à travers la campagne intense qui l’a précédé, a été l’occasion d’un vrai et grand débat sur l’Europe.
Les Français se sont passionnés pour ce débat, témoignant de leur désir d’être plus étroitement associés aux grandes décisions qui engagent leur avenir. Aujourd’hui, ils se sont prononcés. Ils ont dit NON.
C’est un événement politique majeur. Et cela d’autant plus, qu’il vient après les coups de semonce adressés à la gauche en avril 2002, et à la droite au printemps 2004.
Il faut entendre ce que les Français ont exprimé. En disant NON, ils nous appellent à des remises en cause profondes, rapides et vigoureuses. Ils nous pressent d’en finir avec nos immobilismes, avec nos frilosités, ou tout simplement avec nos habitudes, pour faire bouger le pays et le remettre en mouvement sans plus tarder.
L’Europe tout d’abord. Les Français nous ont clairement signifié qu’ils voulaient une Europe plus protectrice, plus démocratique, et plus à l’écoute de leurs préoccupations quotidiennes. Je regrette ce rendez-vous manqué avec le projet politique européen. Plus que jamais, nous avons besoin d’une Europe politique plus forte.
L’Europe ne peut pas rester en panne, sans autre perspective que le cadre juridique et politique qui est celui des traités existants, et qui ne nous satisfait pas.
Deux priorités doivent guider notre action.
La première est de rechercher, avec nos partenaires, les moyens de faire fonctionner, de façon véritablement opérationnelle, une Union dont les règles n’ont pas été conçues pour un ensemble de pays aussi nombreux.
La deuxième est de mettre de façon déterminée l’Union européenne au service des femmes et des hommes qui la peuplent. Il nous faut redonner vie à la préférence communautaire qui est l’une des raisons d’être du projet européen. Il nous faut mieux coordonner les politiques économiques afin de stimuler la croissance et créer des emplois. Lutter contre les délocalisations. Organiser une politique d’immigration maîtrisée plutôt que subie.
Ce serait nous voiler la face cependant que de limiter aux institutions européennes le message que les Français nous ont adressé. Clairement, par l’ampleur de leur vote, ils nous ont dit aussi leur volonté de vivre mieux, leur crainte devant un chômage, devenu à leurs yeux inéluctable. Il faut rendre à notre modèle social la réalité qu’il a perdue.
Les 22 mois qui nous séparent des prochaines élections décisives pour notre pays doivent être mis à profit pour fonder un nouvel espoir.
Il nous faut décider d’un programme d’actions innovant, courageux et ambitieux. Cela suppose un tournant majeur dans nos politiques économique et sociale. Il n’y a pas de fatalité. Le plein emploi n’est pas un objectif inaccessible puisque d’autres pays en Europe ont su l’atteindre. Il nous faut revoir en profondeur nos modes d’action politique. Davantage de volontarisme. Donner du sens et de la cohérence à l’action. S’engager sur des objectifs et des résultats. Pratiquer l’évaluation systématique. Savoir remettre en question ce qui ne marche pas ou plus. Rompre avec la pensée unique et les recettes du passé qui n’offrent plus ni solution ni perspective. Retrouver le goût du débat et de la politique pour redonner confiance à tous ceux qui l’ont perdue. Voici en fait la première urgence.
C’est une période difficile qui s’ouvre. Elle demandera du sang-froid, de la résolution et de l’énergie. Elle exigera l’unité de toute l’UMP et le soutien au Président de la République.
A la place qui est la mienne, j’essaierai, en assumant mes responsabilités et sans renoncer à ma part de vérité et donc de liberté, d’aider à trouver le chemin pour sortir la France de la situation où elle se trouve.
Voici la liste des 31 ministres du gouvernement de Dominique de Villepin.
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Les ministres
> Nicolas SARKOZY, ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire
> Michèle ALLIOT-MARIE, ministre de la Défense
> Philippe DOUSTE-BLAZY, ministre des Affaires étrangères
> Jean-Louis BORLOO, ministre de l'Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement
> Thierry BRETON, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie
> Gilles de ROBIEN, ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
> Pascal CLÉMENT, garde des Sceaux, ministre de la Justice
> Dominique PERBEN, ministre des Transports, de l'Equipement, du Eourisme et de la Mer
> Xavier BERTRAND, ministre de la Santé et des Solidarités
> Dominique BUSSEREAU, ministre de l'Agriculture et de la Pêche
> Christian JACOB, ministre de la Fonction publique
> Renaud DONNEDIEU de VABRES, ministre de la Culture et de la Communication
> Nelly OLIN, ministre de l'Ecologie et du Développement durable
> François BAROIN, ministre de l'Outre-mer
> Renaud DUTREIL, ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l'Artisanat et des Pofessions libérales
> Jean-François LAMOUR, ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative
Les ministres délégués
> Henri CUQ, ministre délégué aux Relations avec le Parlement
> Azouz BEGAG, ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances
> Jean-François COPÉ, ministre délégué au Budget et à la Réforme de l'Etat, porte-parole du Gouvernement
> Gérard LARCHER, ministre délégué à l'Emploi, au Travail et à l'Insertion professionnelle des jeunes
> Catherine VAUTRIN, ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité
> Brigitte GIRARDIN, ministre déléguée à la Coopération, au Développement et à la Francophonie
> Brice HORTEFEUX, ministre délégué aux Collectivités territoriales
> Catherine COLONNA, ministre déléguée aux Affaires européennes
> François GOULARD, ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la recherche
> Léon BERTRAND, ministre délégué au Tourisme
> Philippe BAS, ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la famille
> François LOOS, ministre délégué à l'Industrie
> Christine LAGARDE, ministre déléguée au Commerce extérieur
> Hamlaoui MÉKACHÉRA, ministre délégué aux Anciens combattants
> Christian ESTROSI, ministre délégué à l'Aménagement du territoire
PARIS (Reuters) - Pour éviter la multiplication des scrutins en 2007, date de l'élection présidentielle et des législatives, le gouvernement a officialisé le report à 2008 des élections sénatoriales, municipales et cantonales.
Il a ainsi suivi l'avis du Conseil d'Etat et du Conseil constitutionnel, qui s'inquiétaient du nombre d'élections initialement prévues en 2007.
"Le calendrier électoral de l'année 2007, s'il était inchangé, présenterait des difficultés majeures de mise en oeuvre", précise-t-on dans le compte rendu du conseil des ministres.
Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, a donc présenté en conseil des ministres deux projets de loi reportant en mars 2008 les élections municipales et cantonales prévues en mars 2007 et en septembre 2008 les sénatoriales prévues en septembre 2007.
Les textes prévoient également de prolonger d'un an, jusqu'en mars 2011, le mandat des conseillers généraux élus en mars 2004, "afin de préserver le rythme de renouvellement triennal par moitié des conseils généraux".
De même, il fixe à cinq ans au lieu de six le mandat des sénateurs élus en septembre 2008 "afin de ne pas affecter la réforme du Sénat, qui ramène le mandat des sénateurs de neuf à six ans via un renouvellement par moitié tous les trois ans".
>> Elections municipales
Durée de mandat : 6 ans
Type de suffrage : suffrage universel direct.
Un fois les membres du conseil municipal élus, ils éliront, à leur tour, le maire et ses adjoints.
>> Elections cantonales
Durée de mandat : 6 ans.
Le conseil général est renouvelé par moitié tous les trois ans.
Les membres du conseil général éliront à leur tour un président pour trois ans.
Type de suffrage : suffrage universel direct.
Mode de srutin : scrutin uninominal majoritaire à 2 tours (1 conseiller par canton).
> voir les élections des élections cantonales dans le canton de Versailles Nord-Ouest (2004)
>> Elections regionales
Durée de mandat : 6 ans
Les membres du conseil régional éliront à leur tour un président pour six ans
Type de suffrage : suffrage universel direct.
Mode de scrutin : scrutin de liste à deux tours.
> voir les résultats des élections régionales dans les Yvelines (2004)
>> Elections législatives
Durée de mandat : 5 ans (sauf cas de dissolution de l'Assemblée nationale par le Président de la République)
Type de suffrage : suffrage universel direct.
Mode de scrutin : scrutin majoritaire uninominal à deux tours.
> voir les résultats des élections législatives de circonscription par circonscription (2002)
>> Elections senatoriales
Durée de mandat : 6 ans
Le Sénat est renouvelé par moitié tous les trois ans
Type de suffrage : suffrage universel indirect.
Mode de scrutin : scrutin majoritaire à deux tours ou représentation proportionnelle selon le nombre de sénateurs à élire dans le département.
Les électeurs sont, dans chaque département, les députés, les conseillers régionaux, les conseillers généraux et des délégués des conseils municipaux.
> voir les résultats des élections sénatoriales des Yvelines (2004)
>> Elections européennes
Durée de mandat : 5 ans.
Il s'agit de désigner les 78 représentants français (sur 669) au Parlement européen de Strasbourg.
Type de suffrage : suffrage universel direct.
Mode de scrutin : scrutin de liste à un seul tour à la représentation proportionnelle.
> voir les résultats des élections européennes dans les Yvelines (2004)
Pour obtenir davantage d'informations concernant les élections, visitez le site du Ministère de l'Intérieur.
« Ma responsabilité première, c’est l’unité de notre famille politique » a déclaré Nicolas Sarkozy devant les parlementaires réunis à Evian, mardi 20 septembre. Il a réaffirmé le soutien « fidèle, loyal, convaincu » de l’UMP au gouvernement qui se veut « aussi un soutien lucide et exigeant ». « L'UMP est d'abord et avant tout le porte parole des Français » et son « rôle est de relayer leurs aspirations, leurs attentes sans doute aussi leurs impatiences » a-t-il assuré.
Face à la grève organisée par les syndicats de la SNCF, la sixième de l’année 2005,
qui a pour conséquence de prendre une fois de plus les usagers en otage,
l’UMP propose aux Français l’instauration du service minimum garanti.
Vous pouvez exprimer votre vote sur la page d’accueil du site de l’UMP